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 Les naissances de mes enfants

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mc
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Nombre de messages : 39
Date d'inscription : 06/03/2005

MessageSujet: Les naissances de mes enfants   Dim 6 Mar à 23:59

Par Marie-Anne, maman d’Alexandre (4 ans) et d’Agathe et Margot (20 mois)

La naissance d’Alexandre

A un mois de la fin de ma première grossesse, mon gynécologue a commencé à évoquer la possibilité d’accoucher par césarienne : mon fils se présentait par le siège et avait une certaine corpulence. Une radio du bassin a permis de vérifier qu’un accouchement par voie basse était possible, mais les examens spécifiques à la césarienne ont été pratiqués afin de ne pas être pris de cours (prise de sang, rendez-vous avec l’anesthésiste...).

Arrive la fin du terme... et rien ne se passe : aucune contraction, aucune douleur, aucun début de travail, mais par contre une grande lassitude, et un énorme ras-le-bol. Après quelques jours d’hésitation, décision est prise de pratiquer une césarienne. Je ne voyais alors qu’un seul avantage à la chose : accoucher enfin !

Préparation, arrivée au bloc, rachi-anesthésie, début de l’opération. Tout m’a semblé un peu irréel et inhumain comparé à l’accouchement idéal : il fait un froid de canard, je suis seule derrière un champ, les deux bras immobilisés par des perfusions, le chirurgien et les infirmières discutent des prochaines vacances de Pâques comme si je n’existais pas.

Puis « voilà un beau garçon », le champ s’abaisse, j’entraperçois un bébé violacé et je comprends à demi-mot qu’il avait le cordon autour du cou. On me le présente rapidement. Je suis frustrée de ne pouvoir le prendre dans mes bras (perfusions obligent) et ne pouvoir partager avec personne ce moment merveilleux.

Alexandre part rejoindre son père pour le bain et le long travail de nettoyage et de fermeture commence. Après un certain temps en salle de réveil, je suis enfin ramenée dans ma chambre et je vais pouvoir enfin parler et profiter de cette nouvelle naissance.

Il est 10h00 et tout va bien. Les choses se compliquent vers 12h00 : j’ai soif, un peu faim et surtout j’ai mal. Puis vient le froid. Le papa tire la sonnette d’alarme et une perfusion d’anti-douleur m’apporte enfin un bien-être extraordinaire.

Il y a ensuite les premiers pas... affreux ! Puis plus tard, les démangeaisons... La cicatrice inesthétique et surtout une énorme frustration. Une naissance irréelle, un ventre qui se vide sans que l’on ait senti le bébé sortir, et une expérience que l’on a vécue bien seule.

La naissance de Margot et Agathe

Quatre ans plus tard, re-belote. Cette fois-ci, ce sont deux petites filles qui se présentent. Le gynécologue a été clair : si rien ne se passe 3 semaines avant le terme, il pratiquera une césarienne pour éviter une éventration.

Je suis déçue, mais je n’ai pas le choix. J’ai un gros avantage : je l’ai déjà vécue, je me prépare donc au pire : douleur, frustration, etc... Mais les césariennes se suivent et ne se ressemblent pas. Le traitement de la douleur a radicalement changé en 4 ans.

Avant même de descendre au bloc, une infirmière vient me poser une perfusion (et une seule) et m’explique que l’anti-douleur n’est plus donné lorsque la douleur devient trop forte, mais au contraire perfusé petit à petit dès la fin de l’intervention pour éviter les réveils d’anesthésie trop douloureux.

A l’arrivée au bloc, je suis accueillie par l’anesthésiste et son assistante qui n’ont de cesse que de détendre l’atmosphère. A peine ai-je évoqué le froid ambiant que l’assistante se précipite pour récupérer la dernière acquisition de la clinique : une sorte de matelas en plastique dans lequel est propulsé en permanence de l’air chaud. Cette invention miraculeuse est délicatement placée sur mes épaules...

Génial !

L’intervention commence et l’anesthésiste et son assistante restent à mes côtés, me commentent l’opération et me font amicalement la conversation. Margot arrive comme dans un rêve. Le champ se baisse et j’entraperçois ma merveille n°1. Puis on me la présente et me la met dans le creux de mon bras sans perfusion. Je peux la toucher, la serrer contre moi... Magique ! Puis elle part pour le bain. Une certaine effervescence commence alors à régner dans le bloc. Le chirurgien annonce qu’il va essayer... Murmures incrédules parmi les infirmières... Echo chez l’anesthésiste qui se penche vers moi et me dit : « Oh ! regardez-bien, il va essayer ». J’ai l’impression que l’émotion a déconnecté mes liaisons intellectuelles. Je ne comprends rien. En réponse à mon air sans doute débile, j’entends à nouveau : « regardez, il va essayer ». Je redresse la tête et regarde vers mon ventre. Le torticolis me gagne et surtout je ne vois rien. L’anesthésiste vient à mon secours et me soulève la tête. J’ai l’impression que tout le monde s’est arrêté de respirer. Je sens une forte pression sur mon ventre. J’aperçois alors un ballon de baudruche blanc crème qui sort petit à petit, et je suis fascinée par cette sorte d’Alien qui émerge de je ne sais où. En fixant cette apparition étrange, il me semble apercevoir à l’intérieur comme une forme repliée, rouge violette. Alors que j’essaie de comprendre ce qui se passe, la forme repliée fait un mouvement vif, le ballon blanc crème se déchire et tel un papillon sortant de sa chrysalide, Agathe se déplie sous nos yeux ébahis. C’est magnifique et magique. L’anesthésiste m’explique alors que c’est très délicat d’essayer de sortir la poche de cette façon et rares sont les fois où cela est aussi spectaculaire.... Comme sa sœur, j’accueille ma merveille n°2 au creux de mon bras, puis elle disparaît pour le bain. Je suis sous le choc de ce que je viens de voir. Mais pendant que le chirurgien termine l’intervention, l’anesthésiste et son assistante se relaient à mes côtés pour partager ce que nous venons de vivre, m ‘aider à réaliser et à digérer ce moment somme toute unique.

Puis c’est la salle de réveil, et le retour dans la chambre. Les puces ont un petit problème de température et passeront leur première journée en couveuse. L’anti-douleur en perfusion fait merveille, et le premier pas est fait le lendemain comme dans un rêve. Quant aux démangeaisons si gênantes, je les attends toujours 20 mois après !!! A quatre ans d’écart, j’ai vécu deux césariennes aussi différentes que le jour et la nuit. J’en ai discuté avec l’anesthésiste qui m’a confirmé que beaucoup d’efforts avaient été faits pour prendre plus en considération, d’une part la douleur, et d’autre part le confort des patientes. C’est réussi...

Encore quelques années, et ce sera un vrai plaisir ! Par contre, ne comptez pas sur moi pour un nouveau test !
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